Richard Bah
L'art naît de ceux qui brûlent
Tout est plus beau à nu.





















À travers Death and Hope j'ai exploré deux thématiques qui sont la mort et l'espoir en me demandant qu'est-ce que ces deux entités pouvaient bien avoir en commun. Je suis arrivé à cette conclusion : l'amour. Un amour aveugle que l'on a pour la vie qui nous permet de tenir bon quand bien même parfois nos vies chancellent, nos rêves titubent. Demain qu'on appréhende ou encore nos proches dont le cœur cesse de battre et nos amours dont le cœur oublie de nous aimer.



Immaculée est une série de photographie de nu, née d'un poème en prose, à travers lequel j'ai essayé de questionner l'existence en me demandant si nous venons au monde sans douleur ni fardeau en étant maître de tout ce qui allait advenir ? Ou est-ce que notre première naissance n'en était pas une, si bien qu'elle nous conférait un héritage d'âme qui influencerait toute notre destinée ?


Le bonheur est une décision.


Liberté et acceptation est une série de photographie de nu née d'un poème à travers lequel j'inspire les autres à faire preuve de courage, de détermination, d'amour de soi et de force de caractère. Dans ma conception l'art devrait également servir à apporter de la lumière et du réconfort aux âmes dans la détresse.








Et si une image pouvait vous reconnecter à vous-même ?
Chaque élément visuel réveille des souvenirs, des sensations ou des aspirations, invitant à une introspection sincère et profonde. Une photo saisit non seulement l'extérieur, mais aussi l'émotion et l'essence profonde du sujet, créant un lien intime avec soi-même. En observant une image, on peut se redécouvrir, s'accepter avec ses forces et faiblesses, et renouer avec son authenticité oubliée.
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Les larmes qui ne coulent pas cimentent le cœur.
Il est minuit et une nuit profonde
s'est étalée dans toute une pièce vide
de meubles et de bruit, à l'exception
d'un homme assis sur une chaise en bois,
fixant une horloge aux aiguilles bloquées accrochée au mur.
Il est minuit et une nuit profonde
s'est étalée dans toute une pièce vide
de meubles et de bruit, à l'exception
d'un homme assis sur une chaise en bois,
fixant une horloge aux aiguilles bloquées accrochée au mur.
Il n'y a rien dans son regard,
comme il n'y a rien dans son salon.
Mais il y a tout dans son esprit
qui cogne contre les parois de la pièce.
Il se souvient de tout, mais aucun mot
n'a jamais été dit de sa bouche.
Aucune larme n'a jamais coulé de ses yeux.
Sommes-nous toujours des hommes
si jamais nous ne pleurons ?
Inlassablement, le temps défile,
les saisons s'écoulent, les gens naissent, d'autres meurent.
Lui, il fixe cette horloge en se demandant incessamment :
« Suis-je mes larmes quand la douleur
m'enchaîne à ces pendules qui ne bougent pas ?
Suis-je mes colères quand le sentiment
de trahison et d'injustice habite mon âme ?
Suis-je mes peurs, quand le spectre de l'abandon
et du rejet hante mes amours ?
Suis-je mon silence, le silence, l'entendez-vous ?
Celui de la pièce, celui de la nuit,
de mon regard, celui d'une vie
où la lumière du jour ne traverse plus les fenêtres ?
Qui suis-je quand je ne suis pas cette horloge ?
Ai-je déjà été plus que cela ?
Plus que des insécurités, des traumatismes ?
Est-ce qu'il y a en moi un être qui sévit
au-delà du figé et du brisé ? »
Il est minuit depuis 5 h du matin,
et l'homme est toujours assis
sur sa chaise, fixant l'horloge au mur.
Qui suis-je ?
Il y a cette pièce plongée dans une obscurité partielle,
avec un lit et un miroir.
Puis un homme, allongé sur ce lit, qui regarde le miroir.
Il y a cette pièce plongée dans une obscurité partielle,
avec un lit et un miroir.
Puis un homme, allongé sur ce lit, qui regarde le miroir.
À l'intérieur de celui-ci, il se revoit plus jeune, dans la vingtaine,
assis sur ce même lit, la tête entre les mains.
Tu n'es pas assez, et tu ne le seras jamais.
Tu n'es pas digne d'être aimé, tu ne le seras jamais.
Tu finiras ta vie seul et misérable, ils partiront tous.
Alors, chaque matin au réveil, il avait au cœur cette sensation
inexplicable de vide, de froid, de lourdeur.
Ce désir ardent d'appartenance, de regards, de proximité,
mais aussi cette volonté inconsciente de s'isoler, de s'effacer,
de se faire silence et d'observer le monde tourner.
Mais à présent, il les voit.
Il les entend également.
Même s'il ne peut s'empêcher de les écouter.
Ce soir, les deux hommes et la femme sont dans la pièce.
Leur reflet se dessine dans le miroir,
tandis que leurs ombres s'agrippent à chaque mur.
« J'aimerais que le jour se lève,
Que la lumière se répande dans ma chambre,
Afin que les ombres disparaissent…
J'aimerais ne plus être hanté »
Combien de chances avons-nous de voir la lumière du jour
quand nous ne savions pas que le soleil ne s'était jamais levé ?
Combien de chances avons-nous quand nous le savons,
mais que nous ignorons comment percevoir la lumière du jour ?
Allongé dans le lit,
une lueur fébrile vient se poser
sur mon visage, caresser mes yeux,
réchauffer mon être…
Allongé dans le lit,
une lueur fébrile vient se poser
sur mon visage, caresser mes yeux,
réchauffer mon être,
alors pourquoi ai-je l'impression
que le temps, depuis hier nuit,
ne s'est pas écoulé ?
Lentement, je me soustrais du lit,
et pendant un instant, assis,
je contemple l'extérieur de la chambre
par la fenêtre en face de moi.
Dehors, la lumière semble délicate,
telle une jeune femme, belle et libre,
qui marche avec grâce et élégance.
La beauté de la lumière qui se pose sur chaque être m'émeut :
les fleurs dans le vent, les oiseaux et leurs chants,
les ailes des papillons, si fragiles et si conquérantes,
le ciel bleu et sa démesure.
S'il fait jour dans mon jardin,
pourquoi cette pénombre dantesque
qui s'étend, qui s'épaissit dans ma chambre ?
Hier, j'étais un homme fort. Un homme grand.
Un homme qui portait ses peines et ses tourments
comme un pendentif enfoui au plus profond de lui,
pour que jamais une seule larme ne déborde.
Soudain, de là où je suis,
j'aperçois ma chambre par la fenêtre.
Il n'y fait plus nuit.
Non, il y fait jour, et toute l'obscurité
qui l'habitait jadis se répand maintenant dans le jardin.
À présent, ce sont les oiseaux qui pleurent,
les papillons qui cognent, qui suffoquent, qui hurlent,
sans qu'aucun son ne sorte.
Le ciel se fissure, en silence.
Juste moi.
Est-ce que le soleil s'est couché
ou suis-je devenu la nuit ?
Il pleut, fort, si bien que les gouttes viennent cogner avec violence
contre la baie vitrée, tandis que le vent tambourine dans le ciel avec agitation.
Il pleut, fort, si bien que les gouttes viennent cogner avec violence
contre la baie vitrée, tandis que le vent tambourine dans le ciel avec agitation.
Et sans qu'elle ne le sache, il l'observe étant assise, sur une chaise au salon,
les pieds contre sa poitrine, lisant Orgueil et Préjugé.
Était-ce à son premier rejet ?
Son premier abandon ?
Sa première injustice vécue ?
Était-ce à ses premières larmes qui n'ont pas été comprises ?
Ses premiers mots amputés
parce que ses cris d'âme ont été passés sous silence ?
Son cœur s'emballe,
il veut s'approcher mais il n'en a pas la force.
Il l'aime. Mais il pleut en elle, il pleut dans son esprit.
Et rien de ce qu'il ne dira, pourra ramener l'été dans son cœur.
Le vent s'agite, les gouttes fracassent les vitres,
il s'approche, elle a le regard dans le néant, noir, et dur…
il l'entend, il entend son cœur :
je ne veux plus de toi, va loin,
Tu n'es plus rien pour moi…
Je suis une merde, je suis laide,
il finira par partir un jour,
Je ne mérite pas qu'on m'aime. Je gâche tout…
Il s'approche, le tonnerre gronde encore,
le ciel explose, elle se retourne et le voit.
Une larme s'échoue de ses yeux vides.
Il la prend dans ses bras, la pluie cesse.
À quel moment de notre vie
se demande-t-il pendant qu'il est dans ses bras,
que nous créons un tribunal contre nous
pour le mal que les autres nous ont fait
et pour le mal que nous nous sommes fait
ne sachant pas quoi faire de la douleur ?
Le jour se lève à peine, lorsqu'un homme vêtu de noir
s'arrête devant une chapelle toute blanche.
Et il ne fait rien d'autre, si ce n'est la regarder.
Le jour se lève à peine, lorsqu'un homme vêtu de noir s'arrête devant une chapelle toute blanche.
Et il ne fait rien d'autre, si ce n'est la regarder.
Le jardin qui entoure la bâtisse est encore mouillé des premières eaux matinales.
Les oiseaux qui tanguent dans le ciel fredonnent la douceur oubliée du cœur des hommes.
Il est là, immobile, devant la chapelle, alors que la lumière vient de naître, et je sais à quoi il pense.
« Je veux la paix », disait-il, quelques jours plus tôt à la femme qu'il aime, lors d'une dispute houleuse.
« J'ai besoin de paix », ses mots de la dispute lui reviennent.
Il est en colère. Il serre les poings.
D'un pas lent, alourdi par la tristesse, il franchit les portes de l'endroit et s'assoit sur les premiers bancs qu'il voit…
A-t-il remarqué la petite flamme qui s'est allumée derrière lui quand il est entré, et qui le suit ?
L'endroit est plongé dans une lumière tamisée, tandis que les murs et le plafond sont ornés de fresques bibliques…
L'homme admire la beauté de la chapelle d'un œil qui a perdu l'émerveillement de l'enfance… S'en rend-il compte ?
À nouveau, il serre les poings et respire à grands coups.
La peine qu'il porte au cœur… est-ce une montagne qu'aucun Dieu ne puisse déplacer ?
« J'ai besoin d'une femme qui soit douce, tu es toxique et méchante. » Encore un fragment de la dispute auquel il repense…
La flamme qui l'avait suivi dans la chapelle se fraie un chemin dans un coin de la pièce
et commence à brûler un des rideaux… Le remarque-t-il ?
« Tu ne m'écoutes jamais. »
« Tu es agressive, piquante. »
Ses pensées ne s'arrêtent plus, elles tournent en boucle,
une prière de rumination, un évangile de colère.
« Il faut me donner un peu de paix, tu te fâches pour tout. »
D'un côté de la pièce, les flammes se répandent d'un rideau à un autre, d'un mur à un autre,
d'un banc à un autre… Le voit-il ?
« Tu es dure comme ça avec moi. »
Le feu se propage jusqu'à l'autel.
L'homme, la tête baissée entre ses bras croisés, tape du pied, serre davantage les poings.
Pas un seul instant, il ne remarque les flammes qui consument la chapelle.
« Je veux une femme douce, je n'aime pas ton comportement. »
L'autel s'embrase. La fumée s'étire jusqu'au ciel qui, aux heures où naissait la lumière, était encore immaculé.
« Où tu veux aller, et puis tu vas parler aux gens comme tu veux, là ? Il faut aller là-bas… »
La chapelle est en feu.
Ces flammes, d'un rouge vif, encerclent l'homme vêtu de noir qui n'a toujours pas pris conscience du brasier qui l'entoure,
du brasier qui se répand à présent sur lui,
qui le consume lentement et qui l'immerge, goutte par goutte,
dans une mer flambée, un océan de désolations.
Pourquoi les hommes attendent-ils des femmes qu'elles leur donnent la paix,
sans se rendre compte de la guerre qu'ils portent en eux ?
L'homme et la chapelle coulent dans les profondeurs d'un océan en feu,
de même que le jardin qui entourait la bâtisse,
de même que les oiseaux qui chantaient la douceur perdue des hommes,
ainsi que les fragments de l'image de la femme.
Pourquoi a-t-il oublié que, quelques jours avant la dispute,
il pleurait sa vie dans les bras de cette femme qu'il juge aujourd'hui dure, piquante, toxique ?
Est-ce qu'un homme qui désire la paix fige ses pensées dans une boucle temporelle
dans laquelle il n'y a que de la colère, parce que l'autre a fauté ?
dans laquelle il n'y a plus d'amour pour lui-même, parce qu'il est blessé ?
Qu'en est-il de ses torts à lui ? Ne l'a-t-il jamais heurté avec ses mots ?
Piqué avec sa froideur. Jugé du regard, critiqué en pensée ?
L'homme coule dans des limbes sans fin, et la chapelle avec lui,
tandis que les flammes accompagnent cette chute dans les abysses avec désolation.
Rencontre est une introspection poignante qui explore les méandres de l'amour à travers plusieurs histoires entremêlées. Ce voyage intérieur retrace, avec lyrisme et poésie, les amours inachevés, les rêves brisés et les chutes vertigineuses d'une âme en quête de sens face à sa douleur. Au fil des pages, vous partagerez ce cheminement intime, tentant de percer, aux côtés du protagoniste, le mystère de son mal-être profond.
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Logline ou synopsis de votre scénario. Une phrase qui résume l'histoire, un paragraphe qui en révèle l'enjeu et l'univers.
CollaborationC'est l'art qui va nous sauver.
Romancier · Poète · Photographe · Scénariste · Réalisateur
Richard Bah est un artiste ivoirien aux multiples visages : romancier, poète, photographe, scénariste et réalisateur. Plutôt que de choisir une seule discipline, il a construit une pratique artistique qui fait dialoguer l'image et l'écriture, la fiction et le réel.
Tout commence par un choix radical : quitter l'université après une licence 3 de psychologie pour se consacrer entièrement à son art. C'est la photographie qui lui ouvre les premières portes, d'abord en freelance, puis à travers des expositions collectives qui lui permettent de montrer son travail, notamment au musée d'Abobo et à la Windsor Gallery du Sofitel.
Son parcours dans l'audiovisuel prend forme au sein de Voodoo Academy, une branche de la prestigieuse agence de communication Voodoo. Il y participe à la création de Flexx Côte d'Ivoire, un média web pour lequel il produit des contenus photographiques et vidéographiques, conçoit des concepts d'émissions et assure des couvertures médiatiques. C'est dans ce cadre qu'il réalise les deux saisons de la télé-réalité Qui va taper poto pour Life TV, une expérience qui confirme son sens de la mise en scène.
L'écriture de scénario s'impose progressivement comme une nouvelle vocation. En 2024, il est sélectionné parmi les dix finalistes du concours de scénario Mobali Prods, et assure dans la même période le rôle de premier assistant réalisateur sur la série Peckoss Connection, réalisée par Armand Breh.
C'est à la suite de ces expériences qu'il intègre Studio Fs, d'abord comme stagiaire scénariste, avant d'en devenir créateur et co-scénariste de la série La Rue des Anges. Dans ce même élan créatif, il publie en janvier 2025 RENCONTRE, un roman lyrique qui marque son entrée dans le monde de l'édition et élargit encore le spectre de sa voix artistique.
Pour collaborations, expositions, publications ou toute autre demande.